Un site, un blog?

Bonjour, bonjour,

ça y est, il aura fallu du temps mais le site est bien là.
Un petit album photo pour vous donner un aperçu, à l'image du site monté à Sydney, de mes conditions, évidemment bien peu enviables, de vie à Pékin, de ce que j'y fais, de ceux que je cotoie, d'où je mange, je bois, je dors, bref, un peu de moi, tout simplement.
Et pour que tout cela soit complet, un encart pour placer mes envois (plus trop réguliers), avec, là aussi, quelques photos.
Allez, à toutes...

PS: Blog oblige, n'hésitez pas laisser votre trace...

Dimanche 14 janvier 2007
(Mi-décembre)

Oui, oui, Pékin n'est pas en Asie du Sud-est, Pékin n'est pas une ville tropicale: en bref, il fait froid l'hiver dans la capitale chinoise!

Il neige, la température descend jusqu'à moins 20, les maisons sont souvent pas trop bien isolées et même lorsque c'est le cas, le chauffage est tout juste suffisant pour ne pas mourir de froid (c'est d'ailleurs pour cela que j'ai multiplié les bouffes cet hiver, histoire de réchauffer mon appart).



Mais, cela a tout de même un avantage: c'est beau!

Mêmes les ruines (d'un quartier en plein centre de Pékin, non loin de chez moi, détruit pour devenir le futur quartier touristique de la cpiatale) deviennent belles.

Encore mieux, les lacs de la ville gèlent. Et tout le monde en profite.



En arrivant au bord de Houhai, avec cette brume, cette masse de gens en train de gesticuler,
j'ai tout de suite pensé - comme Catherine (déjà aperçue sur les photos du 1er octobre sur la place Tian An Men) qui m'accompagnait (ou que j'accompagnais, au choix) - à un tableau de Brugel l'ancien, où des personnages se mouvent dans mille activités dans tous les coins du tableaux, le tout dans une ambiance sombre, crasseuse. Ben voilà, j'y étais (la crasse en moins on va dire).



Les gens viennent en couple, en famille, entre amis, tous les prétextes sont bons.




Et le moins que l'on puisse dire c'est que sur son vélo des neiges, sa chaise des neiges ou ses patins, on s'éclate bien sur Houhai.



Même Catherine, ancienne star du patinage m'assurait-elle, spécialiste des doubles axels, découragée un jour après s'être aperçu sur le film de l'un de ses potes, bondissant non pas à un mètre de haut telle Surya Bonaly mais plutôt à cinq centimètres du sol tel Arnaud Deltenre (vous ne connaissez-vous pas cette star belge des pistes glacées??), même Catherine donc a pris son pied sur la glace pékinoise...


Par Tristan - Publié dans : Shui Shui (l'air dans les rayons de mon vélo pékin
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Jeudi 14 décembre 2006
(le rythme du boulot ralentit, j'essaie de rattrapper un peu de mon retard: plus que 6 mois de photos...)


Un p'tit reportage d'un week-end de mi-novembre.
Il pleuvait - miracle -, la viande d'âne était bonne, la compagnie aussi.

Court article paru dans la presse belge peu de temps après.







Difficile de se douter au premier abord que ce grand bâtiment de béton brut est l’église du quartier. Si un prêtre semble effectivement célébrer une messe, difficile d’entendre son sermon : les travaux de construction se poursuivent au beau milieu de ce qui n’est pour le moment qu’une grande salle ouverte à tous les vents. Les discussions des ouvriers, le son des pelletées de sable qui retombent sur le sol et surtout les pétarades du camion couvrent les chants de la célébration. Les fidèles sont assis sur des poteaux de bois légèrement rembourrés, d’épais manteaux sur les épaules, fin du mois de novembre oblige.

« Non, malgré les apparences, nous ne sommes pas illégaux, les autorités connaissent notre existence, explique du fond de sa cure le jeune prêtre. Nous nous situons à mi-chemin entre l’Eglise officielle chinoise (l’Association patriotique catholique chinoise) et l’Eglise souterraine, qui est illégale. Sans cette légalisation relative, nous ne pourrions pas construire ouvertement des lieux de culte dans la région. » L’Eglise officielle représenterait cinq des quinze millions de catholiques chinois.



« Même si notre développement se heurte à de nombreuses difficultés administratives, la situation s’est largement améliorée depuis le début des années 80, explique Stephen Yang, l’évêque de Handan. A la suite d’un rapide passage en prison en 1954, je me suis retrouvé en résidence surveillée jusqu’en 1956, puis treize années en cellule de 1966 à 1980. Depuis, nos activités sont tolérées et je vis en totale liberté. » Un évêque, dont l’ordination n’avait pas reçu l’accord des autorités, a pourtant été arrêté à la mi-septembre. Comme quoi, Pékin n’aime visiblement pas être défié sur le terrain politique.



La confrontation politique entre le Vatican et Pékin ne semble pas perturber outre mesure le quotidien de ce jeune prêtre. Même si celle-ci a été relancée jeudi par l’ordination d’un évêque par les autorités chinoises sans l’accord préalable de Rome, la quatrième depuis le début de l’année. Depuis la rupture des relations diplomatiques par le Saint Siège en 1951, les relations entre les deux Etats n’ont connu que de rares moments d’accalmie. La nomination de Benoît XVI en avril 2005 avait pourtant laissé espérer une amélioration. Le Vatican imposant comme condition de pouvoir nommer les évêques chinois, ce que Pékin considère comme « une interférence dans ses affaires internes », et refusant de rompre sans condition ses relations diplomatiques avec Taiwan, une nouvelle coupure paraissait inéluctable.

Par Tristan - Publié dans : Le Pays du milieu (la Chine est grande, le Japon e
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