Un site, un blog?

Bonjour, bonjour,

ça y est, il aura fallu du temps mais le site est bien là.
Un petit album photo pour vous donner un aperçu, à l'image du site monté à Sydney, de mes conditions, évidemment bien peu enviables, de vie à Pékin, de ce que j'y fais, de ceux que je cotoie, d'où je mange, je bois, je dors, bref, un peu de moi, tout simplement.
Et pour que tout cela soit complet, un encart pour placer mes envois (plus trop réguliers), avec, là aussi, quelques photos.
Allez, à toutes...

PS: Blog oblige, n'hésitez pas laisser votre trace...

Lundi 23 octobre 2006
- Nihao
- Nihao
- Je vais à Sanlitun, la rue des bars.
- ok.

Je précise, en cette mi-novembre, il est 8h du mat et j'ai rendez-vous une demi-heure plus tard devant l'ambassade de France, je ne repars pas déjà ni ne me rend pour une biture dans ce quartier que j'évite d'ailleurs le plus possible - rien à voir avec la présence de l'ambasssade, quoi que ;-/ 
Juste un rencard pour aller visiter... merde, ok, une ferme qui fait de la viticulture...
Je reprends.

Le chauffeur: (plus ou moins dans l'ordre:)
Tu viens d'où?
Ca fait combien de temps que tu vis à Pékin?
Ton chinois est super bon (tu parles, j'ai rien dit et on me pose de toute manière toujours les mêmes questions, même sourd je pourrai répondre...)
Est-ce que t'es marié?
(Là, c'est la merde. A chaque fois. Faut un peu regarder l'interlocuteur pour savoir qui répondre. Si on est pas en grande forme je veux dire, car sinon, je peux sortir la vérité, mais je sais que j'aurais droit à cinquante questions du genre: pourquoi t'es pas marié? t'as pas de copine en plus? Et les chinoises tu les trouves pas mignonnes? etc, etc).
Moi: je suis pas marié. (lui a une femme et deux gamins)
Lui: ah oui? Et t'as une copine? (je vous l'avais dit!)
Moi: oui.
Lui: Elle est chinoise? (petit regard en coin. Et ce petit regard en coin me flingue. Car j'ai pas le droit à l'erreur sous peine de passer 15 mns infernales: soit il veut que je sorte avec une chinoise (si je dis le contraire il va dire que j'aime pas les Chinoises et me regarder de manière hautaine), soit si je lui dis que je sors avec une Chinoise il me dit que j'en profite bien et que je pique les nanas des Chinois. Bref, j'opte pour la première solution).
Moi: Elle est française?
Lui: Ah oui?
Et là, gros blanc. Rien de rien. Je suis assez surpris. Je vais l'être encore plus par ce qui va arriver 2mns plus tard.
Lui: Eh, quand tu vas aux putes, tu paies combien?
(Le salaud, il a ruminé ça pendant les 2 mns de blanc....)
Moi: pardon? (je suis pas sûr d'avoir compris, avec mon super chinois.......)
Lui: ben oui, quand tu vas aux putes, tu paies combien? Moi je me suis payé une Russe, c'était super cher et en plus pas bien du tout. Franchement, quelle arnaque!
Moi: hein????? (je le regarde un peu étonné. Je suis pas sûr d'avoir bien saisi sauf que vu le vocabulaire employé, j'ai pas trop de chances de me planter.)
Lui: benn oui, ça m'a coûté 500 yuans (50 euros)!! Normalement, c'est entre 500 et 600 yuans une russe, c'est super cher. (sachant que le salaire moyen d'un citadin est de 1300 yuans, 1800 à Pékin, vous voyez le truc....)
Moi: Ah ouaih....
Lui: Ouaih, en plus c'était pas bien du tout. Tu sais pourquoi? Le vagin des Russes sont bien trop grand pour moi! Franchement, aucun intérêt.
Là, je le regarde bizarrement, prêt à exploser de rire. Sauf qu'il croit qu'une fois de plus je pige que dalle, et il se met à m'expliquer par gestes ce qui fonctionne pas... Evidemment, en temps normal je serai mort de rire. Sauf qu'il est 8h du mat. Enfin, je dis ça, mais je suis quand même à moitié mort de rire.... Sauf qu'il continue ses interrogations.
Lui: bon, et toi, tu paies combien?
Moi: euh, tu sais, moi j'y vais pas!
Lui: allez, arrête tes conneries! Tu paies combien?? C'est gratuit pour toi??
Moi: (mort de rire) non non c'est pas gratuit sauf que j'y vais pas.
Lui: tu veux pas me dire hein? Pffff.... Allez, dis moi. T'as une copine française en plus donc faut bien que... hein??
Et là, on arrive près de l'ambassade, je lui explique que c'est à gauche, puis à droite, et je descends. La journée peut commencer!


Et à part ça à Pékin? Ben à part ça, vous le verrez sur les photos, Judith à la maison fin septembre en alternance et après Flo et Maroussia (repartie avec moi de Paris), un mois d'octobre débuté en fanfare, le premier membre de la famille, Hélène, à dormir chez moi pendant cinq semaines (dont deux dans le sud avec son mec), le Café de la post qui réouvre... ah, non, ça c'est pour la semaine prochaine. Enfin, je suis à la bourre pour les photos, mais ça va venir. Hélène et mes quatre jours dans le Ningxia, c'est pour la semaine prochaine...
Par Tristan - Publié dans : Tap tip tap tip (mes mails communs)
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Mardi 10 octobre 2006
Le 30 septembre, c'était un samedi soir. Un samedi soir qui aurait pu être comme les autres, sauf que le Café de la poste, les photos suivront bientôt, a réouvert ses portes. Yann et Fred ont donc pour l'occas fait une grosse soirée, qui a duré bien tard. C'est aussi le soir où de la famille est arrivée de France (Thierry, Soizic, Mathieu et Arnaud). Beaucoup de choses à la fois donc.

Surtout que, ce que je n'avais pas prévu, et je n'étais visiblement pas le seul, c'est que le 30 septembre, c'est la veille du 1er octobre. Oui, ok, c'est plutôt logique. Sauf que le 1er octobre, c'est la fête nationale chinoise. Et les flics aiment pas trop le bordel et les rassemblements le 1er octobre. Donc le trottoir du café de la poste couvert de monde, ils ont pas vraiment apprécié. Du coup, resto fermé à 2h, et nous voilà obligé de migrer. Dur coup (surtout pour les patrons...)

Et du coup, nous voilà au Bed, un bar du coin, à boire mojitos et bière (au lieu des habituels mauresque et pastis du café). Et me voil avec une idée de génie: si j'allais voir le lever du drapeau sur la place Tian An Men à 5h et quelques.

Le lever de drapeau c'est quoi? Ben sur la place, en face du portrait de Mao, un drapeau chinois. Chaque matin des soldats le lève, chaque soir ils le descendent. Et alors? Alors des centaines de personnes viennent voir cet épatant spectacle. Et le 1er octobre, c'est du n'importe quoi. ce ne sont pas des centaines mais des milliers de gens qui débarquent de Pékin, la campagne, les provinces alentours, profitant de la semaine de vacances nationales pour se rendre dans la capitale.

Je me tâte, je suis bien naze, et je demande l'heure du lever du drapeau, et du coup, à force d'en parler, hop, un voilà un, puis deux de motivés.

On se met en route, on attrappe un taxi après être passés chez moi, et ola!



Elle, c'est Catherine. L'autre, il est pas sur la photo car il aime les photos. Pas de Régis donc.

Nous venons alors de marcher 20mns pour faire le tour de la place, car elle est bloquée entièrement par les flics qui nous obligent à passer côté sud-ouest (on est arrivés évidemment au nord-est) pour remonter vers le drapeau. Quand je dis nous, c'est les quelques milliers de nous.

Ca hurle, ça crie, ça dévore des patates douces chaudes, des sandwichs à l'omelette, ça avale des verres de thé bouillants, le tout en courant presque afin d'arriver à temps pour voir le drapeau.



Forcément, c'est un peu le bordel (en arrière plan le mausolée de Mao).
Et je vous passe les grand-mères en chaise roulante, les filles avec leur valise à roulette, les gamins perdus et apeurés...



Enfin, bon, une fois le drapeau levé, enfin je pense car j'ai rien vu du tout, les barrières sont tombées et tout le monde s'est mis à courir. Vers quoi? Ben le drapeau pardi! Oui, c'est sûr, il allait pas partir en courant, mais bon, visiblement le but était d'être là le premier. Et tout le monde s'est donc mis à courir dans tous les sens.

Et là, moment absolument épatant, des escadrons de pigeons ont été lâchés de dessus le portrait de Mao. Un truc éptant, qui a paralysé tous les coureurs. L'ambiance électrique est tombée d'un coup, tout est devenu d'un calme. C'était absolument stupéfiant l'effet de ces pigeons sur les Chinois autour de nous. Comme sur cette gamine et son père. Et les gens derrière elle (au loin, le Palais du peuple).



On a eu peu peur de se faire déféquer sur la tête, mais non, on était sain et sauf. Juste à temps pour pouvoir aller voir le fameux drapeau. Et franchement, quelle magnificence!!



Enfin, au moins je sais ce que c'est que le 1er octobre au matin sur la place...
Par Tristan - Publié dans : Shui Shui (l'air dans les rayons de mon vélo pékin
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