Mercredi 17 mai 2006
Début avril. Je suis de retour depuis un mois de France, j'ai bossé comme un damné, et j'ai besoin de prendre l'air. Je profite d'un sujet, d'un entretien potentiellement réalisable à Shanghai pour m'enfuir dans cette ville que je n'ai qu'aperçu en 2002, à la même époque de l'année d'ailleurs, à l'occasion de reportages pour L'Equipe TV avant la Coupe du monde de foot.
J'avais été très impressionné par le Bund, ce quai côté Puxi ("l'ouest du Pu", Pu étant la rivière qui traverse la ville) qui donne sur Pudong ("l'est du Pu") et ses incroyables tours. Impressionné n'est pas forcément le terme approprié. J'aurais plus dû dire soufflé par le brouillard enrobant ces tours, qui empêchait d'en voir les sommets, et cet éclairage parcellaire qui me transformaient irrémédiablement cette ville en Gotham City, la nébuleuse de Batman.
Quatre ans plus tard, me revoilà de nouveau aux mêmes endroits.
Des tours, des tours, de tours, dans ce que certains appellent le New-York de l'Asie. Entre nous, Hong-Kong mérite plus cette appellation, mais bon, why not, allons-y avec le New-York de l'Asie afin d'ajouter un peu de gloire à un pays dont les chevilles n'en ont vraiment pas besoin.
Et juste en dessous, la tour de la télévision, fameuse horreur surtout réputée pour ressembler, de loin, à un sexe en érection. Oui, ça ne se voit pas trop là mais je sais que nombre d'entre vous auront assez d'imagination pour...
Mais Shanghai, ce n'est pas que des tours et des immeubles, loin de là. Il y a bien d'autres choses, qui méritent bien plus de s'émerveiller.
Des étals de nourriture en tout genre: légumes verres, jaunes, rouge, porc, poulet, poissons entiers, en lammelles, en filet, cacahouetes, qui n'attendent qu'à être jetés dans un wok, dans un bouillon pour le premier passant.
D'aguicheuses chaussures.
Des vêtements séchant pendants, comme dans toute la ville, à des bambous accrochés aux fenêtres. La municipalité, dans un de ses élans d'hygiénisme mal placé, a interdit cette pratique. Visiblement avec succès.
Des ruelles paumées dans le vieux quartier chinois de Puxi.
Des grand-pères qui promènent dans leurs bras la progéniture hagarde de leurs enfants dans les rues bondées de la vieille ville.
Des électriciens de Pudong qui regardent le soleil s'éteindre dans la rivière.
Non, vraiment, y a bien mieux à voir à Shanghai que son quartier new-yorkais...
J'avais été très impressionné par le Bund, ce quai côté Puxi ("l'ouest du Pu", Pu étant la rivière qui traverse la ville) qui donne sur Pudong ("l'est du Pu") et ses incroyables tours. Impressionné n'est pas forcément le terme approprié. J'aurais plus dû dire soufflé par le brouillard enrobant ces tours, qui empêchait d'en voir les sommets, et cet éclairage parcellaire qui me transformaient irrémédiablement cette ville en Gotham City, la nébuleuse de Batman.
Quatre ans plus tard, me revoilà de nouveau aux mêmes endroits.
Des tours, des tours, de tours, dans ce que certains appellent le New-York de l'Asie. Entre nous, Hong-Kong mérite plus cette appellation, mais bon, why not, allons-y avec le New-York de l'Asie afin d'ajouter un peu de gloire à un pays dont les chevilles n'en ont vraiment pas besoin.
Et juste en dessous, la tour de la télévision, fameuse horreur surtout réputée pour ressembler, de loin, à un sexe en érection. Oui, ça ne se voit pas trop là mais je sais que nombre d'entre vous auront assez d'imagination pour...
Mais Shanghai, ce n'est pas que des tours et des immeubles, loin de là. Il y a bien d'autres choses, qui méritent bien plus de s'émerveiller.
Des étals de nourriture en tout genre: légumes verres, jaunes, rouge, porc, poulet, poissons entiers, en lammelles, en filet, cacahouetes, qui n'attendent qu'à être jetés dans un wok, dans un bouillon pour le premier passant.
D'aguicheuses chaussures.
Des vêtements séchant pendants, comme dans toute la ville, à des bambous accrochés aux fenêtres. La municipalité, dans un de ses élans d'hygiénisme mal placé, a interdit cette pratique. Visiblement avec succès.
Des ruelles paumées dans le vieux quartier chinois de Puxi.
Des grand-pères qui promènent dans leurs bras la progéniture hagarde de leurs enfants dans les rues bondées de la vieille ville.
Des électriciens de Pudong qui regardent le soleil s'éteindre dans la rivière.
Non, vraiment, y a bien mieux à voir à Shanghai que son quartier new-yorkais...
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