Un site, un blog?

Bonjour, bonjour,

ça y est, il aura fallu du temps mais le site est bien là.
Un petit album photo pour vous donner un aperçu, à l'image du site monté à Sydney, de mes conditions, évidemment bien peu enviables, de vie à Pékin, de ce que j'y fais, de ceux que je cotoie, d'où je mange, je bois, je dors, bref, un peu de moi, tout simplement.
Et pour que tout cela soit complet, un encart pour placer mes envois (plus trop réguliers), avec, là aussi, quelques photos.
Allez, à toutes...

PS: Blog oblige, n'hésitez pas laisser votre trace...

Shui Shui (l'air dans les rayons de mon vélo pékin

Mercredi 9 novembre 2005
Lorsque l'on se promène dans Pékin, impossible de manquer ou d'éviter les carrioles qui proposent l'un des desserts de l'automne: de petites pommes embrochées figées dans une légère couche de caramel.

Je me suis toujours demandé comment c'était fait: si ces créateurs faisaient lentement couler du caramel dessus, s'ils trempaient les pommes (parfois remplacé par des grains de raisin, de la mandarine) dans le caramel chaud, s'ils en badigeonnaient les fruits.

Jusqu'à mon séjour à Tianjin.

Passant dans une hutong déserte, j'ai entendu au loin un espèce de crissement répété. Le bruit augmentait au fur et à mesure que je m'enfonçais dans la ruelle.

Et j'ai fini par tomber sur cet homme.





Transpirant, cela ne se voit peut-être pas, il touillait d'une main parfois rapide, parfois lente, toujours sûre, ces pommes enrobées dans du sucre mélangé à un peu d'eau. Juste ce qu'il fallait pour que l'ensemble ne soit pas trop liquide et pour qu'il soit poisseux.







Et voilà un petit secret de la vie chinoise en moins.

Au final, de cet épuisant exercice, de quoi faire une bonne dizaine de brochettes, vendues généralement 2 yuans (0,20 euros) pièce. Des petites pommes tièdes et moelleuses...


Par Tristan
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Mardi 10 octobre 2006
Le 30 septembre, c'était un samedi soir. Un samedi soir qui aurait pu être comme les autres, sauf que le Café de la poste, les photos suivront bientôt, a réouvert ses portes. Yann et Fred ont donc pour l'occas fait une grosse soirée, qui a duré bien tard. C'est aussi le soir où de la famille est arrivée de France (Thierry, Soizic, Mathieu et Arnaud). Beaucoup de choses à la fois donc.

Surtout que, ce que je n'avais pas prévu, et je n'étais visiblement pas le seul, c'est que le 30 septembre, c'est la veille du 1er octobre. Oui, ok, c'est plutôt logique. Sauf que le 1er octobre, c'est la fête nationale chinoise. Et les flics aiment pas trop le bordel et les rassemblements le 1er octobre. Donc le trottoir du café de la poste couvert de monde, ils ont pas vraiment apprécié. Du coup, resto fermé à 2h, et nous voilà obligé de migrer. Dur coup (surtout pour les patrons...)

Et du coup, nous voilà au Bed, un bar du coin, à boire mojitos et bière (au lieu des habituels mauresque et pastis du café). Et me voil avec une idée de génie: si j'allais voir le lever du drapeau sur la place Tian An Men à 5h et quelques.

Le lever de drapeau c'est quoi? Ben sur la place, en face du portrait de Mao, un drapeau chinois. Chaque matin des soldats le lève, chaque soir ils le descendent. Et alors? Alors des centaines de personnes viennent voir cet épatant spectacle. Et le 1er octobre, c'est du n'importe quoi. ce ne sont pas des centaines mais des milliers de gens qui débarquent de Pékin, la campagne, les provinces alentours, profitant de la semaine de vacances nationales pour se rendre dans la capitale.

Je me tâte, je suis bien naze, et je demande l'heure du lever du drapeau, et du coup, à force d'en parler, hop, un voilà un, puis deux de motivés.

On se met en route, on attrappe un taxi après être passés chez moi, et ola!



Elle, c'est Catherine. L'autre, il est pas sur la photo car il aime les photos. Pas de Régis donc.

Nous venons alors de marcher 20mns pour faire le tour de la place, car elle est bloquée entièrement par les flics qui nous obligent à passer côté sud-ouest (on est arrivés évidemment au nord-est) pour remonter vers le drapeau. Quand je dis nous, c'est les quelques milliers de nous.

Ca hurle, ça crie, ça dévore des patates douces chaudes, des sandwichs à l'omelette, ça avale des verres de thé bouillants, le tout en courant presque afin d'arriver à temps pour voir le drapeau.



Forcément, c'est un peu le bordel (en arrière plan le mausolée de Mao).
Et je vous passe les grand-mères en chaise roulante, les filles avec leur valise à roulette, les gamins perdus et apeurés...



Enfin, bon, une fois le drapeau levé, enfin je pense car j'ai rien vu du tout, les barrières sont tombées et tout le monde s'est mis à courir. Vers quoi? Ben le drapeau pardi! Oui, c'est sûr, il allait pas partir en courant, mais bon, visiblement le but était d'être là le premier. Et tout le monde s'est donc mis à courir dans tous les sens.

Et là, moment absolument épatant, des escadrons de pigeons ont été lâchés de dessus le portrait de Mao. Un truc éptant, qui a paralysé tous les coureurs. L'ambiance électrique est tombée d'un coup, tout est devenu d'un calme. C'était absolument stupéfiant l'effet de ces pigeons sur les Chinois autour de nous. Comme sur cette gamine et son père. Et les gens derrière elle (au loin, le Palais du peuple).



On a eu peu peur de se faire déféquer sur la tête, mais non, on était sain et sauf. Juste à temps pour pouvoir aller voir le fameux drapeau. Et franchement, quelle magnificence!!



Enfin, au moins je sais ce que c'est que le 1er octobre au matin sur la place...
Par Tristan
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